La première fois que nous nous étions rencontrés, nous nous étions quittés assez rapidement, lors d'une soirée. Je t'avais demandé ton numéro de téléphone, pour faire "un peu plus connaissance".
Je ne pensais pas avoir plus ma chance qu'un autre de paraître un tant soit peu intéressant à tes yeux, mais je sentais que si je ne me lançais pas, je ne le saurai jamais. De toute façon tu ne m'avais pas semblée être réticente à cette première approche de ma part ...
Je ne pourrai pas expliquer ce qui m'a attiré chez toi, mais j'ai ressenti au premier regard que tu portais une chaleur en toi, un épanouissement qui te rendait irrésistiblement ravissante. Je ne sais pas d'où cela provenait, tu semblais tout simplement heureuse et comblée. Par qui, par quoi, je l'ignorais, car de plus, tu étais célibataire, du moins c'est ce que j'espérais a ce moment.
Je me décidais à t'appeler quelques jours plus tard, mon coeur battait, j'avais un peu peur, mélange d'excitation et d'impatience, qui est vite retombé en partie, car les seuls mots de notre conversation que j'ai gardé en mémoire étaient "Suis pas seule, Suis occupée pour un petit moment, quelques obligations, t'expliquerai, suis désolée, boire un café, samedi à 15h place de B. ?" Je raccrochais. J'étais un peu étonné. Pourquoi un RDV si elle avait quelqu'un? Si je n'avais aucune chance? Peut être voulait-elle qu'on soit amis. Ami. Ami ... Je ne comprendrai jamais l'obstination des filles avec l'amitié, comme elles ne comprendront jamais l'obstination des mecs avec leur "on sort ensembles ou on se voit plus".
Bref, je pris la décision d'aller à ce RDV, et pourquoi pas, alors, devenir amis! Je suis arrivé avec 5 minutes d'avance. Elle n'était pas encore là. Alors je la vis marcher devant moi, avec un sourire éblouissant ... Elle était venue avec. Cette personne qui m'avait fait me poser tant de questions et qui y répondait à toutes maintenant. J'étais un peu stupéfait, surpris, mais je ne ressentais aucune colère et je fus soudain envahit d'attendrissement. Elle lui tenait la main, fermement.
Je compris aussi, pourquoi mon amie rayonnait, car la personne à côté d'elle était tellement magnifique, personne n'aurait pu lui résister. A cette petite fille. Même pas moi. Et je n'eu à ce moment là, plus peur de rien.
______________________________________________________________________________________"Mais Moi Je Suis Un Homme, Qui Aime Bien Ce Genre D'enjeux,
Je Veux Bien Qu'il Me Nomme, Papa S'il le Veut"
Renan Luce, La Lettre
______________________________________________________________________________________Photo du jardin de ma grand mère